Bien-être et efficacité au travail
Le management de proximité est un facteur incontournable
Quelles mesures proposer pour améliorer les conditions de santé psychologique au travail ? A cette demande du Premier Ministre, un groupe de « praticiens », composé de Henri LACHMANN, Christian LAROSE et Muriel PENICAUD, vient de répondre par la publication d'un rapport intitulé "Bien-être et efficacité du travail". Ce rapport est en tout point remarquable et devrait être une source d'inspiration pour l'ensemble des décideurs intéressés par cette question. Les auteurs ont travaillé de façon pragmatique, sur la base d'auditions de 62 personnes qualifiées, dirigeants d'entreprises du secteur privé, partenaires sociaux et instituts spécialisés.
Après avoir rappelé qu'« un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face », les auteurs précisent les enjeux de leur étude : " Parce que social, santé, organisation et management sont indissociables...Investir dans la santé au travail est d’abord une obligation sur le plan humain : de plus, ce n’est pas une charge, c’est un atout pour la performance" car " le sujet de la santé au travail réconcilie le social et l’économique " et le véritable défi à relever concerne " le bien-être des salariés et leur valorisation comme principale ressource de l’entreprise. "
Pour répondre aux 11 « familles » de facteurs de stress décrites en préambule, dix propositions sont avancées :
Chaque proposition est détaillée en lignes directrices dont chaque entreprise peut s'inspirer en tenant compte des particularités de son métier et de sa culture.
Nous aimerions souligner ici la cohérence des différentes propositions avancées pour reconnaître et renforcer le rôle des managers d'équipe. Toutes sont dignes d'intérêt. En voici quelques unes à titre d'exemple :
Compléter les critères d’attribution de la rémunération variable aux managers dirigeants : la performance économique ne peut être le seul critère d’attribution de la rémunération variable. La performance sociale doit aussi être prise en compte, incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de travail – par exemple le turn over, les accidents du travail, la satisfaction des salariés, la promotion interne ;
Définir le bon niveau et la bonne utilisation des procédures de reporting, pour éviter de déresponsabiliser les managers et de réduire excessivement le temps consacré au management des équipes
Réaffirmer les compétences de décision et pas seulement d’exécution du manager de proximité : le manager de proximité ne doit pas être simplement une courroie de transmission. Il doit disposer de marges d’adaptation et de décision pour optimiser l’efficacité et la cohésion de son équipe.
Systématiser les marges d’autonomie dans l’organisation, y compris dans l’application des process (notamment les ERP) et dans les métiers les plus répétitifs et contraints : à titre d’exemple, une répartition autonome des plages de travail au sein d’une équipe permet d’adapter au mieux la présence de chacun et de ne pas rajouter un facteur de stress par l’imposition d’horaires inadaptés aux contraintes personnelles (déplacements, conciliation avec la vie familiale, modes de garde)
Systématiser les possibilités de recours au supérieur hiérarchique de niveau n+2 et à un responsable de ressources humaines de proximité en cas de problème avec le supérieur hiérarchique immédiat afin d’agir contre le stress généré par des relations interpersonnelles difficiles.
Un impératif : former les managers...
"Il ne peut y avoir de santé au travail sans vrais managers. Il n’y a pas de substitut à un manager. Or les salariés promus managers ne sont souvent ni préparés ni formés à leurs responsabilités de leader d’équipe.
Nous ne saurions mieux dire...






Lien croisé
Détente au bureau avec le mobilier éco : "n’est pas une charge, c’est un atout pour la performance » car » le sujet de la santé au travail réconcilie le social et l’économique » et le véritable défi à relever concerne » le bien-être des salariés et leur valorisation comme principale ressource de l’entreprise » peut-on lire dans un rapport intitulé Bien-être et efficacité au travail, proposé par Henri LACHMANN, Christian LAROSE et Muriel PENICAUD."