...pour un management respectueux des personnes...

Sep. 06 26

Version imprimable Introduction du Thème "POUVOIR"


Quelles sont les sources du pouvoir dans l’Entreprise ?


Tout contrat de travail signifie l'acceptation d'un lien de subordination entre l'employé et son employeur:

« … la convention par laquelle une personne s'engage à mettre son activité à la disposition d'une autre
sous la subordination de laquelle elle se place, moyennant rémunération … ; »

A défaut de définition légale, le contrat de travail est défini en ces termes par la Cour de Cassation Sociale qui dégage deux critères permettant de le qualifier : d'une part, l'existence d'un lien de subordination et d'autre part, l'exécution d'un travail en contrepartie d'une rémunération.

« … le lien de subordination est caractérisé par l'exécution d'un travail sous l'autorité de l'employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrôler l'exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné … »

               

 

On ne saurait mieux valider la légalité du pouvoir de l'employeur sur ses salariés.
Ce qui ne choque généralement pas le bon sens, pour des raisons pratiques évidentes.

Pour autant, l'exercice du pouvoir par l'employeur ou ses représentants est-il toujours ressenti comme légitime ?
Est-il accepté de bonne grâce ou s'impose-t-il comme une contrainte inévitable, avec laquelle il faut chercher à s'accommoder de son mieux ?

Commençons par définir le pouvoir :

Le dictionnaire ROBERT distingue deux sens principaux :

- droit de commander,
- ascendant fondé sur une supériorité.

Dans les deux cas il y a l'idée de contraindre autrui ;
contrainte qui n'est pas bien acceptée quand les personnes qui y sont soumises la perçoivent comme une négation de leur propre dignité.

Dans l'entreprise, "le droit de commander" est donné par la position que l'on occupe au sein de la hiérarchie de l'entreprise et se justifie par les "responsabilités" de direction confiées.
Dans un environnement culturel où chaque individu tend à être l'auteur de ses propres lois, à quelles conditions cet exercice de commandement, sorte de figure imposée par l'entreprise, peut-il être accepté ?
Quels sont les mécanismes de défense qui peuvent se mettre en place ?
Quelles peuvent en être les conséquences ?
Faut-il de l'autorité naturelle pour commander efficacement ?

               


Le problème du commandement n'est-il pas de faire que l'exercice du pouvoir soit davantage ressenti comme une valorisation que comme une contrainte ? C'est à dire que le pouvoir soit le plus possible rapproché de l'exercice de l'autorité naturelle...

En partant de votre expérience, recherchez des exemples où vous avez ressenti le pouvoir comme une contrainte ?
Analysez les (bureaucratie, procédure...).
A contrario, recherchez des exemples positifs :
Avez-vous rencontré des chefs exemplaires, à qui vous aimeriez ressembler ?
Quelles sont leurs caractéristiques les plus remarquables ?

Le choix des chefs devrait-il se fonder plus sur des qualités personnelles que sur des critères techniques et administratifs ?
Que devrait-on leur demander ; d'abord commander des hommes ou d'abord gérer des choses ?