...pour un management respectueux des personnes...

Sep. 06 26

Version imprimable Jeunes et entreprises



L'actualité récente vient une nouvelle fois de le mettre en évidence, les ''jeunes'' et les entreprises semblent avoir du mal à se rencontrer...
Au delà des questions soulevées par la ''précarité'', une partie des difficultés d'intégration provient de facteurs qualitatifs.

Momos et yoyos en sont les nouveaux termes emblématiques...

La perte de repères est souvent incriminée.

Schématiquement, elle peut se caractériser par les aspects suivants : 

Une crise de crédibilité des porteurs d’autorité traditionnels
    Institutions, famille, école, armée, cité
    Perte de cohérence : chacun critique l’autre
    L’école est pour beaucoup le seul lieu de socialisation
    Défiance vis-à-vis des règles
Le terreau culturel est citadin et virtuel
L’intégration des règles de vie en société n’est pas acquise
Les disciplines de l’entreprise n'apparaissent que comme des contraintes
Une tournure d’esprit ''zappeur'' pousse à y échapper

Il en résulte un choc entre les ''références'' des ''jeunes''
et les attentes des entreprises.

 

Les ''jeunes''

Perte des repères
Pas d’autorité reconnue
Monde virtuel, rien n'est grave, le reset est toujours possible
On a le temps, cool Raoul !
Les droits précèdent les devoirs
Avoir la moyenne est suffisant
Tout, tout de suite
Le bien-être sans l’effort
Le travail est choisi, faute de mieux
Besoin de reconnaissance, de respect et de sécurité

Les entreprises

Besoin de performance
Souci de perfection, zéro défaut
Le temps est court et compté
Organisation et discipline
Règles de fonctionnement
Progrès et effort permanent
Remise en question
Monde réel
Exigence de résultat
Besoin de réactivité et de flexibilité
Avenir incertain

 















Bien sûr, il s'agit de simplifications et de globalisations abusives...
Tous les jeunes ne ressemblent pas à ce portrait caricatural...
Ni d'ailleurs toutes les entreprises...

Mais imaginons qu'un candidat ressemblant à la colonne de gauche ci-dessus se présente à l'embauche dans une entreprise appartenant à la colonne de droite :

    que feriez-vous si vous étiez à la place du recruteur ?
    que feriez-vous si ce candidat était embauché et affecté à l'équipe que vous dirigez ?


Faites une enquête : interrogez les personnes de votre entourage qui sont ou ont été confrontées à semblable situation.

Comment s'y prennent-elles pour donner le goût de l'apprentissage du métier, pour encourager l'engagement dans le travail, la prise de responsabilité, le sens de la qualité, le sens du service, pour développer une relation de confiance ?
Quelles difficultés ont-elles rencontré ? Quelles méthodes, quels moyens ont-elles utilisé pour réussir ?
Est-il possible de s'en sortir seul, ou faut-il pouvoir s'appuyer sur un cadre de références cohérent dans l'entreprise ?

Au fond, pour se rencontrer, il faut faire un pas vers l'autre.
Dans le cas de figure ci-dessus, il faut un effort d'adaptation réciproque pour envisager de construire
une relation de travail fructueuse pour les deux parties.

Mais comment développer cette relation sans s'appuyer sur des conceptions communes de ce que sont l'entreprise, le travail, la responsabilité de chacun, les règles de fonctionnement, de promotion, de reconnaissance etc.?
Comment faire partager une vision commune si la conviction fait défaut ? Si tout apparaît comme relatif ?
Comment faire partager une vision commune sans s'appuyer sur la force de repères inoxydables, c'est à dire validés par de l'expérience durable ?